quatrieme-mur

Ansi va la vie. Ainsi c'est ainsi... Crois le ou non, Jacques Brell dit vrai, pour moi. Ne cris pas pour ca, s'il teplait

Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête
 
{Refrain:}
Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime
 
Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de pièges en pièges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes
 
{Refrain}

Oh, mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime
 
Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre
 
{Refrain}

Oh, mon amour...
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime.

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"je vourais que quelqu'un m'attende quelque part" p 114

 

Elle m'a dit, j'ai une faveur a te demander, juste une. Je voudrais te sentir. Et comme je ne répondais pas, elle m'a avoué que pendant toutes ces années elle avait eu envie de me sentir et de respirer mon odeur. Je gardais mes main bien au fond des poches de mon manteau parce que sinon je...

Elle est allée derrière mon dos et elle s'est penchée sur mes cheveux. Elle est restée comme ca un long moment et je me sentais terriblement mal. Ensuite avec son nez, elle est allée au creux de ma nue et puis autour de ma tête, elle a pris son temps et puis elle est descendu le long de mon cou vers le col de ma chemise. Elle inspirait et gardait, elle aussi, ses mains dans son dos. Ensuite elle a desserré ma cravate et ouvert les deux premiers boutons de ma chemise et j'ai senti le bout de ses narines toutes froides contre la naissance de ma clavicule, je...je...

 J'ai eu un mouvement un peu brusque. Elle s'est relevée dans mon dos e elle a posé ses deux mains bien a plat sur mes épaules. Elle m'a dit je vais m'en aller. Je voudrais ue tu ne bouges pas et que tu ne te retournes pas . Je t'en supplie. Je t'en supplie.

Je n'ai pas bougé. De toute façon je n'en avais pas envie parce ue je ne voulais pas qu'elle me voie avec les yeux gonflés et ma gueule toute tordue.

J'ai attendu assez longtemps et je suis reparti vers ma voiture.

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Avec le recule, on apprend.

L'Ogre et la Fée

Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut ;
L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui.
Elle était, ce jour-là, sortie, et quant au mioche,
Bel enfant blond nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre.
Comment passer le temps quand il neige, en décembre
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot.
C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite,
Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Le bâillement d'un ogre est frère de la faim.

Quand la dame rentra, plus d'enfant ; on s'informe.
La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme :
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ?
Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé.

Or c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,
Jugez ce que devint l'ogre devant la mère
Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin.
Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ;
Adorez votre belle et soyez plein d'astuce;
N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe,
Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien...
 
 
 
 
pardon pour toute les fée que je t'ai mangé 

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Mais j'dors mal..


Mansfield.TYA
Pour Oublier Je Dors

Mon livre de Victor, sent le Calvin Klein,
Il me rappelle encore, ces souvenirs lointains
Depuis ma femme est morte
Et je peux me saouler
Au vin de l'assassin
J'ai tué ma bien aimée
Un planté de couteau
N'aurait pas suffit
Il m'a fallut voir grand
Pour lui ôter la vie
Si je vais mieux maintenant,
Je n' me le demande pas
Mais j'ai défoncé ses dents
Pour qu'on ne me retrouve pas

Je me promène en ville
Avec toutes ces odeurs
De meurtres et de tortures
Qui me font toujours peur
Je lis encore souvent
Mon livre de Victor
Et aussi je me mens
Oh pour oublier je dors
Je dors en chien de fusil
Pour ne plus penser au marteaux, aux fourchettes et aux scies
Que j'ai planté dans son dos
Si je vais mieux maintenant,
Je n' me le demande pas
Mais j'ai défoncé ses dents
Pour qu'on n'me retrouve pas

Maintenant ma femme est morte,
Et je fais des cauchemars
Je ne regrette pas mon acte,
Je regrette mon état
Je pensais m'en remettre,
Mais en fait je n'peux pas
Un meurtre sur la conscience
Ça n's'oublie pas comme ça
Alors je tourne en rond,
Avec mon brave Victor,
On a pété les plombs
On tue les chiens dehors,
Si je vais mieux maintenant,
Je n'me le demande pas
Mais j'ai défoncé ses dents
Pour qu'on n'me retrouve pas

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Marc Levy, Et si c'était vrai.

"Regarde bien tout ce qu'il y a autour de nous : de l'eau en colère, de la terre qui s'en moque, des montagnes dominantes, des arbres, de la lumière qui joue à chaque minute de la journée à changer d'intensité et de couleur, des oiseaux qui voltigent au-dessus de nos têtes, des poissons qui éssaient de ne pas etre la proie des mouettes tout en chassant d'autres poissons. Il y a toute cette harmonie de bruits, celui des vagues, celui du vent, celui du sable; et puis au milieu de ce concert incroyable de vies et de matières il y a toi, moi et tout les êtres humains qui nous entourent. Combien d'entre eux verront tout ce que je viens de te décrire? Combien réalisent chaque matin le privilège de se réveiller et de voir, de sentir, de toucher , d'entendre, de ressentir? combien d'entre nous sont-ils capables d'oublier leurs tracaspour s'émerveiller de ce spectacle inouï? Il faut croire que la plus grande inconscience de l'homme, c'est celle de sa propre vie ."

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Bouquets de nerfs

 

Journée de la pleine lune
Au sommet de la dune
A caresser de loin ton chien

T'oublies or not t'oublies
Les ombres d'opalines
au rendez-vous suivant, j'attends
Au fond d'une autre limousine
Qui ne vaut pas plus cher
Que ce bouquet de nerfs

A frôler la calanche
Les étendues salines
A perte de vue on s'imagine en Chine

Trompe la mort et tais-toi
Trois petits tours et puis s'en va
J'opère tes amygdales
Labyrinthiques, que dalle
Ne m'est plus rien égal
Je sais je n'ai offert que des bouquets de nerfs

Rubis de Sade et jade, déjà je dis non
Diamant, c'est éternel
Des fleurs, des bouts du ciel immense

La liste des parfums capiteux
Capitalistes c'est bien bien
Mais olfacultatif
Liste en boule, au panier
Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs

Agendas donnez-moi
De vos dates à damner
Tous les bouddhas du monde
Et la Guadalupe

S'il arrive qu'un anglais
Vienne me visiter
Dans la métempsychose
Je saurai recevoir je peux lui en faire voir de la sérénité
Et même lui laisser un certain goût de fer
Et ce bouquet de nerfs

 

Noir desir.

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Têtes rêdes


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"[...] Nous avons inventé la lumiére pour nier l'obscurité. nous avons mis des étoiles dans le ciel, éteignez les étoiles et contempler le ciel. Que voyez-vous? Rien. Vous étes en face de l'infini que votre esprit limité ne peut pas concevoir et ne voyez plus rien, et cela vous angoiss d'étre face a l'infini, rassurez vous , vos yeux s'arréteront toujours sur les étoiles qui obstruent leur vision et n'irons pa splus loin. [...] que lobscurité que vous percevez plutot que vous ne la voyer, lobscurité n'est pas hors de vous, elle est en vous. Je porte la malédiction de la lucidité, les yeux de mon esprit sot grands ouverts sur la vie et contemplent le vide.[...] [...]pourtant je suis bien chez moi, je traine en peignoir toute la journée, dans l'atmosphére vicée par les montagnes de clopes que je fume, je n'ouvre jamais la fenétre. Je préfère crever asphyxiée que crever de frois. je bouffe rien, je nia pas faim. Pour me soutenir je prends des Di-antalvic, plus de gueule de bois, plus de courbateures plus de migraine, pour me réveiller je prends de la coke, plus de fatigue plus de déprime. Les jours passent ainsi depuis trois mois. J'aime mon visage en ce moment, mes joues sont creuses, mes yeux ne brillent plus et sont dévoré par les cernes, mes lévres sont incolores et ne savent plus sourire, je suis maigre, pale , jaime cette apparence ectoplasmique je suis allégorie de ma propre déprime, lincarnation du laisser aller et du desepoire[...]
Hell de Lolita Pille

 

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Paroles du bout du monde.

'ai vu des mots tendres, j'ai vu des mots d'excuse, j'ai vu des gros mots
J'ai vu des mots à prendre des mots qui accusent et même des mots en trop
J'ai vu des mots passants, j'ai vu des mots vexants, j'ai vu des mots tranchants comme un pieux
J'ai vu des mots qui immobilisent des mots sans mobile et même des mots creux
J'ai vu des Mohammed, j'ai vu des Mauricette
J'ai surtout vu que j'avais fait ce voyage pour rien
J'ai vu de mauvais mots, j'ai vu des bons moments
Et que finalement la source n'était pas si loin
Cette histoire, c'est la tienne, c'est la mienne, elle est bien réelle

Paroles de deux poètes a la plume trop leste.

 

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